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Continuer la lecturePlusieurs grands noms du textile en lice pour reprendre Balibaris
Six offres ont été déposées pour racheter tout ou partie des actifs de la marque en redressement judiciaire depuis janvier, dont une de l’actuel actionnaire majoritaire.
La marque de prêt-à-porter masculine Balibaris traverse une sévère zone de turbulences. En 2025, elle a réalisé un chiffre d’affaires de 34,85 millions d’euros en 2025, mais a vu sa rentabilité se dégrader sérieusement, avec un résultat d’exploitation négatif de 7,7 millions et une perte nette de 12,...
L’offre la plus conséquente est portée par le groupe Gorgé (actionnaire majoritaire de Balibaris depuis 2025) associé à Nathalie Haddad, ex-DG entre 2017 et 2022, et présidente de la société revenue à son chevet depuis février 2026. Ils proposent un prix de rachat de 500 000 euros (complété par 1,3 million supplémentaire pour reconstituer les dépôts de garanties, reprendre les congés payés, etc.). L’offre porte sur la reprise de 44 points de vente sur les 55 du réseau, (soit 127 salariés sur 148), mais elle est conditionnée à la fin des poursuites enclenchées par Paul Szczerba. Débarqué de son poste de président début 2026, le fondateur de Balibaris est depuis en guerre contre le groupe Gorgé qu’il accuse de contrefaçon et d’avoir usurpé ses droits d’auteur sur les modèles de vêtements et l’agencement des boutiques, comme nous l’avions révélé.
Une autre offre combinée émane de Stéphane Collaert, rodé à la reprise et à la restructuration d’entreprises dans le domaine du textile et de l’habillement, associé à l’entrepreneur Michael Timsit (groupe Galerie Joseph). Les deux hommes offrent 300 000 euros pour reprendre 11 fonds de commerce et les 24 postes liés, avec des projets d’élargissement de la distribution via des grossistes et les marketplaces.
Les autres offres concernent un périmètre ou des sommes plus modestes. Ainsi, la société Chloe Developpement, spécialisée dans le déstockage (elle détient une centrale d’achat qui alimente 30 magasins Maxxilot en propre et 5 franchisés) propose de son côté 25 000 euros pour reprendre 4 fonds de commerce et leurs 13 salariés, les marques et le stock, et s’engage à mettre à disposition la trésorerie nécessaire à une possible relance. Deux dossiers émanent de candidats habitués à se positionner sur des entreprises en difficulté. Il s’agit de Philippe Sayada, (ancien acteur de la mode et de l’horlogerie) qui a proposé 2 euros pour la reprise de tous les actifs de Balibaris, et d’AA Investments, un fonds de gestion d’actifs basé à Hong Kong de la famille Goshayeshi. Ce dernier propose la reprise de la marque et des stocks pour 10 000 euros, mais réfléchit à la possibilité de reprendre certains magasins. Enfin, l’entreprise française de textile et de chaussures Faguo lorgne, elle, 3 magasins parisiens de Balibaris pour 31 000 euros, mais uniquement dans l’optique de les convertir en boutique à sa propre marque.